Le recrutement autrement

La vie n’est pas un long fleuve tranquille !!!

Je viens de passer une heure et demi devant le film culte « la vie est un long fleuve tranquille ».

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, je vous fais un petit résumé :

« Dans une famille du Nord de la France vivent deux familles, d’un côté les Groseille et leurs six enfants, avec des revenus modestes, ils vivent dans la précarité à travers des aides sociales.

De l’autre côté, il y a la famille Le Quesnoy, famille aisée aux mœurs catholiques dont le père est directeur régional chez EDF.

Ces deux familles n’ont à première vue rien en commun, et pourtant le destin va les rapprocher.

Douze ans plus tôt, une infirmière, suite à l’humiliation qu’elle subit de la part du gynécologue pour lequel elle travaille (qui est également son amant), décide le jour de Noël d’inverser les nouveaux nés de ces deux familles.

Pour ceux qui ne connaissent pas le film, je vous laisse regarder la suite… »

Derrière cette image d’Épinal, caricaturale, se pose la question fondamentale et existentielle de l’héritage.

 

« Les inégalités commencent dès le plus jeune âge »

Notre personnalité, couplée de notre éducation, au sens large, va conditionner une grande partie de nos choix et de notre avenir.

La société à travers son slogan Liberté – Egalité – Fraternité nous laisse à penser que le système mis en place nous offre les mêmes chances de réussite. Les chiffres démontrent indéniablement le contraire.

Les inégalités commencent dès le plus jeune âge sur les bancs de l’école.

Comment un parent ayant des lacunes scolaires en français, en mathématiques ou en anglais peut-il correctement accompagner son enfant le soir lorsque ce dernier doit faire ses devoirs ?

Notre modèle sociétal et le système éducatif amènent une grande partie de la population à perdre confiance en elle car nos institutions ne partagent pas la philosophie d’Albert Einstein qui disait : « Nous sommes tous des génies, mais si vous jugez un poisson à sa capacité à grimper dans un arbre, il passera sa vie entière à croire qu’il est stupide. »

Le plus compliqué est de trouver notre place dans cette société, aussi bien professionnellement qu’à titre privé. D’ailleurs il est navrant de constater que nos choix professionnels sont souvent dictés par des décisions mécaniques prises pour des raisons d’indépendance financière et malheureusement, souvent à l’encontre de nos envies, de nos appétences et de nos talents.

 

« L’entreprise peut-elle gommer ces inégalités ? »

Nous passons la plus grande partie de notre vie dans le monde de l’entreprise. La vraie question est de savoir comment nous pouvons faire de notre métier une passion afin de ne jamais avoir le sentiment de travailler.

L’entreprise peut être un formidable partenaire pour permettre à des individus de s’accomplir.

L’entreprise, composée de ces hommes et de ces femmes, peut être au centre de cette transformation et permettre ainsi l’épanouissement de notre population avec d’un côté une écoute de la part des responsables d’entreprises et de la bienveillance et de l’autre, un investissement constant de la part des salariés.

N’est-ce pas à chacun d’entre nous d’être acteur de notre destin et d’œuvrer pour le bien-être général et ainsi ne pas reposer nos attentes sur les administrations d’états, les politiques et le simple chef d’entreprise ?

 

Nous devons avancer sur ce chemin afin de permettre une réelle égalité à travers la fraternité et l’alliance des populations. Le respect et la bienveillance doivent être « la base » de nos échanges et de nos comportements en acceptant qu’un échange constructif est un échange sans vainqueur.

 

Au lieu d’opposer de manière systématique le chef d’entreprise et ses salariés, n’avons-nous pas un intérêt à avancer ensemble pour permettre l’épanouissement de chacun pour une société et une économie meilleure ?

 

 

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L'auteur

Béatrice

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